Boite à fourbi

[Chronique] Anime – Higurashi no naku koro ni (2006)

Titre alternatif : Hinamizawa, le village maudit 
Année : 2006/2007
Public : Interdit aux moins de 16ans
Genres : Drame – Horreur / Épouvante – Mystère – Psychologique – Surnaturel – Thriller
Episodes : 2 saisons de 26 épisodes
Plateforme : Netflix

Résumé

Juin 1983[4]. Hinamizawa (雛見沢) est une petite ville (fictive) d’apparence paisible de la campagne japonaise où le personnage principal, Keiichi Maebara, vient emménager avec sa famille. Il va très vite se lier avec quatre de ses camarades de classe, quatre jeunes filles nommées Rena Ryugū, Mion Sonozaki, Rika Furude, et Satoko Hōjō, qui l’acceptent dans leur club d’amateurs de jeux de société.

Leur bonne entente commence toutefois à se détériorer quand Keiichi apprend petit à petit certains éléments de l’histoire récente du village. Tout débute apparemment par un meurtre horrible commis quatre ans auparavant suivi d’une série de mystérieuses disparitions, mais ces faits sont passés sous silence. Pire, il semblerait que les amies de Keiichi aient été mêlées à ces événements !

Après le festival de Watanagashi, célébrant une déité locale, Oyashiro-sama, de nouvelles énigmes apparaissent…

Opening de la saison 1

Mon avis

Avec presque 14 ans de retard, j’ai découvert l’univers Higurashi avec l’anime de 2006 et ce fut le très gros coup de coeur de l’année et sur lequel, je voudrai revenir à travers cette chronique.

Attention, l’anime en question contient beaucoup de violence et est interdit aux moins de 16 ans. On est en présence d’un anime choc et parfois choquant.

Il existe un reboot, actuellement en cours de diffusion, disponible sur la plateforme Wakanim. La version proposée est disponible sur Netflix.

La série de 2006 est composée de 26 épisodes, eux-mêmes regroupés en « Arc ». A la manière d’un Novel Game, tous les arcs ont des évènements communs mais ont une fin différente et un point de vue différent de ces évènements.

Au tout début, je pensais avoir affaire à une sortie de School day, déjà chroniqué mais ce n’est absolument pas le cas. L’aspect malsain de l’anime ne se situe pas dans la nature des relations entre les personnages mais dans la manière ils basculent dans la folie sous l’influence de la malédiction. Nous ne sommes pas en présence d’un harem mais bien dans un anime d’épouvante avec du surnaturel.

Les graphismes ont certes un peu vieilli mais l’histoire est vraiment prenante. Si au début de chaque arc, on se retrouve dans une ambiance bonne enfant dans une école de campagne, le malaise commence peu à peu à s’installer au fur et à mesure de chaque arc avant de finir en massacre final. S’il y a beaucoup de « kawaï-attitude » dans l’anime, on ressent peu à peu la plongée dans le côté obscure à la fois de ce petit village et des personnages de la série. Le constrate entre la vie ordinaire des héros et l’ombre de la folie et de la mort qui planent au dessus d’eux est saisissant et bien mené.

Chaque arc répond à des questions aux arcs précédents tout en en faisant poser de nouvelles. Qui est réellement cette divinité ? Quels sont les secrets des amies de Keiichi ? Pourquoi Rena semble parfois devenir une autre personne ? Que se cache réellement derrière la divinité tutélaire de ce village ? Un complot ? Des manipulations des familles « régnantes » du village ?

L’anime aborde également des sujets plus proches de nous comme la maltraitance ou l’abandon infantile, le poids des secrets familiaux, les enfants pris dans des divorces difficiles. Et la question se pose, au final : la malédiction ne peut-elle agir que si le coeur des personnages se laissent envahir par la haine ou l’amitié qui lient les personnages et qui se renforcent au fur et à mesure des arcs peuvent agir pour que cette dernière ne puisse se réaliser ?
La saison 2 apportera son lot de révélations et de réponses restées en suspens dans la saison 1. Néanmoins, j’ai moins accroché à la fin de la saison 2 qui part vraiment très loin dans le délire.

Il faut souligner le magnifique opening de la saison 1 qui fait partie de mes préférés et qu’on ne peut pas sauter à chaque épisode.

En conclusion, Higurashi est vraiment un très très bon anime, qui a su m’accrocher très rapidement et que je vous recommande vivement si vous aimez les animes contenant autant de mystère que du gore (car certains passages, je le répète, sont très violents) et qui interroge.