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Chronique Anime – Hakuouki Shinsengumi Kitan (saison 1)

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Type : Anime (série)
Année : 2010
Durée : 12 épisodes de 25 min
Genre : Aventure, romance, harem inversé, samouraï

Résumé

Yukimura Chizuru est la fille d’un docteur qui travaille à Edo, Yukimura Kōdō. Un jour, le père part d’Edo, sans sa fille, afin de travailler en tant que médecin volontaire à Kyoto. N’ayant plus de nouvelles depuis un mois, elle décide de se déguiser en garçon et d’aller à Kyoto. Là-bas, pendant la nuit, elle se fait attaquer par des voleurs, ensuite tués par d’étranges guerriers aux cheveux blancs et aux yeux rouges portant les couleurs du Shinsengumi, les Rasetsu (démons sanguinaires originaires du folklore indien). Ceux-ci, devenus fous, attaquent Chizuru, mais elle est sauvée par trois samouraïs appartenant au Shinsen gumi, une force de police spéciale composée de rônin et de samouraïs de faible rang social, mais tous jeunes idéalistes et guerriers talentueux ; ils sont chargés par le seigneur d’Aizu et l’Empereur de patrouiller dans les rues de la capitale pour protéger la population des troubles causés par les samouraïs du fief de Choshu et les bandits qui abondent dans les rues. Chizuru se fait enlever, bâillonner et attacher par Okita Sōji la séquestrant dans une chambre du Shinsengumi, ils menacent de la tuer, croyant que Chizuru est un garçon. Elle donne vite son identité et il se trouve qu’ils recherchent la même personne. Ils décident donc de la protéger et de l’aider à retrouver son père. Elle se liera par la suite d’amitié avec eux bien que leur relation ait mal commencé.

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancé par Tinalakille, je vous propose cette chronique qui correspond à deux défis : Un film/série/livre d’un réalisateur/écrivain asiatique et Un film/série/livre qui se déroule avant le XXe siècle.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de partager sur le blog un de mes animes préférés, à savoir Hakuouki Shisengumi Kitan. Cette oeuvre a d’abord été à l’origine un jeu vidéo de type simulation et jeu de drague que, malheureusement, je n’ai pas pu tester (il n’est pas disponible en France et je n’ai pas de console) qui s’est vu adapté en série animée de trois saisons : celle de la chronique, Hakuouki Hekkesturoku, Hakuouki Reimeiroku et une série d’OAV Hakuouki Sekkaroku dont chaque OAV se concentre sur un personnage en particulier de la série.

Se basant sur une période cruciale de l’histoire du Japon, appelé le Bakumastu ou les derniers feux du Shogunat qui marqua près de deux cent ans de règne absolu sur le Japon, de son isolationnisme part rapport au reste du monde et où l’empereur n’avait qu’un rôle anecdotique, Hakuouki relate l’histoire réelle du Shinsengumi, milice au service du Shogun, basée à Kyoto, alors capitale impériale, et composée de ronin ou samouraïs sans maître. Le Shinsengumi est surtout célèbre pour son respect strict du code du guerrier, le Bushido qui obligeait automatiquement le seppuku lorsqu’un samouraï manque au respect des règles édictées par le Shinsengumi.

Cet anime qui, se basant sur l’histoire de cette terrible milice (on disait que le sang n’a jamais cessé de marquer les rues de la ville), introduit également des éléments fantastiques issus du folklore nippons comme les Oni (démon) mais aussi des références à l’Occident avec l’eau de Jouvence. Cela permet de rajouter un côté mystérieux à une ambiance nostalgique d’une époque révolue et qui, encore, aujourd’hui semble faire rêver et dont la fascination est source de créativité pour nombre de mangakas ou réalisateurs nippons.

Cet anime possède de solides arguments avec un graphisme soigné, une bande son vraiment très agréable. Les personnages, y compris Chizuru, sont attachants. Les créateurs ont su rendre le côté charismatique qui caractérisait le personnage de Hijikata.

D’un point de vue de la fanficqueuse que j’étais, Hakuouki a été une vraie source d’inspiration et pour laquelle j’avais créé une OC et d’ailleurs, encore aujourd’hui, me fournit nombre d’idées d’écriture.

En conclusion, cette première saison est une saison agréable à regarder et permet de se plonger dans une période trouble de l’histoire du Japon.

Boite à fourbi

Films/Série/Livres Tops & Flops 2016

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Et voici mon palmarès Films/Séries TV/Livres/Spectacles/Mangas/Animes de l’année 2016. Alors, je vais être honnête, je n’ai pas tant vu de nouveaux films, en tout cas de films sortis cette année, donc certains des films qui sont des découvertes pour moi ne datent pas forcément de cette année.

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Précédemment chroniqué ici, The Exorcist remporte haut la main la coupe de la meilleure découverte de l’année. Cette série, qui n’a pas joué de chance au niveau diffusion (entre certains épisodes, il fallait compter 2 semaines, faute à une compétition de sport et à Thanksgiving) a su réveiller mon impatience et calmer l’attente de la saison 7 de GoT et la fin de PLL.

 

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Catégorie Série TV

Parlons-en un peu de GoT avec un 5 étoiles pour la saison 6. Je n’avais pas du tout accroché la saison 5 mais la saison 6 a clairement relevé le niveau. J’attends désormais avec impatience la nouvelle saison qui va vraiment se faire désirer puisqu’elle ne devrait être diffusée que courant été 2017. Pour patienter, durant les fêtes, HBO prévoit un vrai marathon GoT (soit 60h de diffusion!) pour se revoir l’intégralité de la série! (source Le Figaro)

Catégorie film

Chroniquée sur le blog, indéniablement, The Witch a été LE film qui m’aura marqué cette année. Un film dont le réalisateur a su marquer d’une empreinte particulière avec son ambiance, le soin apporté au cadre sauvage, à l’ambiance angoissante et claustrophobique et à une photographie exceptionnelle pour un premier film. A découvrir absolument!

Autre film qui a durablement imprégné ma rétine, c’est bien Requiem pour un massacre (Come and see pour le titre VO). Un des plus grands films de guerre réalisés jusqu’à présent.

Catégorie Livre

Indéniablement, le troisième volume de W3  a été un dénouement quasi apolcalytique sur un thème sensible : le trafic et la traite d’êtres humains. Les auteurs n’ont pas peur de faire mourir des personnages auxquels on s’attache comme Valentin mais aussi de les rendre tous plus réalistes et évoluent réellement en trois volumes haletants. Un volume racontant l’histoire de l’un des personnages clés mais mystérieux de l’histoire est en prévision de sortie.

Certains pourraient dire que c’est du copinage mais mon amie Valéry est une sacré bon auteure de romance et une bonne écrivaine tout court. Et je lui souhaite une grande réussite car elle le mérite et le prochain livre, même si je l’ai pas encore fini est lui aussi écrite par une amie que j’apprécie énormément que je salue :

La version fanfiction m’avait éblouie mais cette version-là est encore meilleure d’après les premiers chapitres que j’ai lus. Bravo à Hope Tiefenbrunner qui a une plume absolument exquise!

Catégorie Spectacle/Concert

Une sacrée bonne surprise que ce concert, précédemment chroniqué. Retrouver tout ce qui m’a fait aimer Epica, les tubes du groupe, les morceaux classiques etc a été agréable à revisionner et à chanter également.

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Catégorie Série TV

Autre bonne surprise, Channel Zero qui m’a totalement happée sur les 6 épisodes de la saison 1. Ambiance étrange, onirique, cette série exploite l’idée des creepypasta tout en ajoutant une touche qui fait indéniablement penser à l’univers de Stephen King.

Alors la saison 7A de Pretty Little Liars a relevé le niveau après la désastreuse et plus mauvaise 2nde partie de saison que fut la 6B. On retrouve ce qui faisait le charme et l’attrait de la série (notamment la saison 3 et 4 les meilleures de la série). Les filles qui enquêtent, farfouillent partout et se fourrent dans des situations pas possibles. J’ai adoré Hanna en mode Terminator vengeresse et la révélation sur Spencer à l’épisode 10. Espérons que la fin de la série qui devrait s’achever le 20 juin (la série reprend courant avril) saurait faire honneur à l’ensemble de la série qui, pour moi, a été une excellente adaptation des romans de Sara Shepard.

Catégorie film

J’ai eu une période où j’ai eu envie de m’enfiler (au sens figuré du terme) des thrillers coréens et j’ai déniché cette petite perle I Saw The Devil, une histoire d’une vengeance froide, sans sentiment ou de romantisme neuneu, une bon polar noir à souhait comme savent le faire nos amis du pays du matin calme. Haletant, se posant les questions du bien et du mal, de la victime et du bourreau, ce thriller est un vrai petit bijou à découvrir d’urgence!

Catégorie Documentaires

Tombée totalement par hasard sur une rediffusion sur la chaîne 23, L’ombre d’un doute sur l’affaire des poisons et sur la Peste de 1720 : a-t-on sacrifié Marseilles? ont été deux documentaires historiques d’une grande qualité tant par la narration que la recherche documentaire pour résoudre deux grandes énigmes de l’Histoire. On sent que les historiens ont vraiment enquêté pour nous permettre deux siècles et demi plus tard des réponses fouillées à ces interrogations.

Catégorie Manga/Anime/Dessin Animé

La saison 3 du reboot de Sailor Moon, Sailor Moon Crystal est indéniablement la meilleure des trois saisons sorties actuellement. Même si certains graphismes m’ont parfois gênées, la qualité et le respect de l’histoire imaginée par Naoko Takeushi sont absolument indéniable. Néanmoins, le bémol reste les attaques et les transformations qui étaient nettement supérieures dans l’anime original.

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Catégorie Série TV

Alors, série qui a un bon gros point : montrer la vie de musiciens classiques, sujet plutôt rares, le classique faisant moins vendre que la vie de Kim Kardashian. Alors le côté sex, drug and classical music a un côté plutôt prometteur, d’autant qu’il se base sur les mémoires du musiciens new-yorkais Blair Tindall, Mozart in the Jungle: Sex, Drugs, and Classical Music et le héros fait vraiment penser au célèbre et flamboyant chef d’orchestre Gustavo Dudamel. Néanmoins, la saison a peiné à me convaincre. Un second revisionnage serait sans doute nécessaire.

 Catégorie film

Tout juste fini de le regarder et je peux dire que ce 3eme volet d’American Nightmare m’a pas mal plu. Alors le concept a fait sauter au plafond de nombreuses personnes (cf les critiques sur AlloCiné) mais très personnellement, ce film et les 2 autres volets offrent pour moi une parabole intéressante sur nos sociétés actuelles où, malgré les avancées de la civilisation et des droits de l’homme, l’humain en tant que tel reste dominé par son cerveau reptilien et par la violence intrinsèque. Bref, une chronique en prévision car j’ai pas mal de choses à dire sur ce film!

J’ai beaucoup hésité à noter ce film que j’ai découvert en m’intéressant à l’affaire qui donne le titre de ce film. D’un côté, on sent quand même un certain soin dans la réalisation avec une ambiance qu’on retrouve par exemple dans les films de cape et d’épée style Les Trois Mousquetaires (1948). D’un autre, certaines libertés historiques prises par le réalisateur (une seule messe noire alors qu’il a été prouvé que Mme de Montespan en a fait trois et que ce n’est pas la Voisin qui a balancé sur cela mais sa fille bien après la mort de sa mère) et la mort de Melle de Fontanges assassinée par cette dernière (alors que des recherches récentes tendraient à démontrer le contraire) m’ont quelque peu dérangée et certaines transitions entre les séquences qui ne rendent pas service à l’intrigue donnant un côté un peu amateur. Donc, j’ai tranché en « sur-notant » (à mon avis et entre de grands guillemets car ce film est loin d’être un flop) ce film car c’est quand même l’un des rares films à traiter de cette affaire politico-judiciaire et le jeu des acteurs reste quand même remarquable.

Catégorie Livre

Le deuxième et dernier volumes des Perfectionniste a été une agréable distraction avec un bon twist final mais reste quand même en dessous des Menteuses. Néanmoins, une série adaptée de cette saga en deux tomes pourraient être intéressants et un bon successeur à PLL.

Catégorie Manga/Anime/Dessin Animé

Un dessin animé totalement fun et loufoque entre cette année dans mon palmarès. Normalement destiné à un public enfant et adolescent, Flapacha où es-tu? a été un gros coup de coeur qui pourra aussi amuser les plus grands. Les personnages sont drôles, attachants, le chara-design totalement déjanté sans pourtant être négligé comme on peut le voir parfois dans le dessin animé offre une touche d’originalité. Le flapacha m’a d’ailleurs fait penser au dahu. Alors oui, ça vole pas toujours très haut mais qu’est-ce que ça fait du bien de regarder un dessin animé qui ne prend quand même pas les enfants pour des crétins. A dévorer sans modération !

 

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Catégorie Série TV

Et là, pas un flop mais presque, la saison 6B de Pretty Little Liars et la saison 2 de Scream. Tant une difficulté à faire un bond crédible de 5ans avec de nouveaux secrets qui tiennent la route dans le 1er que tant qu’une intrigue bâclée avec un mobile aussi nulle que prévisible du meurtrier pour le second, ces deux saisons ont été de grosses déceptions malgré de bonnes idées mais malheureusement très mal exploitées par les scénaristes.

Catégorie film

Malgré un moment agréable, Encore un baiser n’écope pour moi qu’un deux étoiles. Il est loin derrière Juste un baiser même si on retrouve avec plaisir Carlo et ses amis dix ans après. Si le film reste soigné et demeure une comédie à l’italienne typique, j’ai été moins charmée que son prédécesseur.

Une grosse déception que fut ce nouvel opus de la célèbre saga galactique. Si je lui met quand même un deux étoiles, c’est bien parce qu’il reste un poil de fesse supérieur à l’épisode 1.

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Un énorme flop pour ce Independance Day 2 qui est brouillon, caricatural, téléphoné, cliché et j’en passe. J’avais hésité à aller le voir avec mon meilleur ami (coucou Sidi si tu passes dans le coin!) mais j’ai bien fait de ne pas lui imposer ce navet absolument infâme, indigeste et à l’humour débile. Des idées mais au final un festival de grand n’importe quoi. Quand on voit un tel sommet de bêtises, on se demande vraiment si les extra-terrestres auraient vraiment envie de débarquer sur notre bonne vieille planète.

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Chronique Anime – Berserk – L’Âge d’or

Auteur: MIURA Kentarô
Type: Film
Genre: Médiéval, Aventure, Fantastique  (int -16ans)
Date : 2011
Nbr de film(s): 3x80min
– « Berserk L’Age d’Or partie I : L’oeuf du Roi Conquérant »
– « Berserk L’Age d’Or partie II : La bataille de Doldrey »
– « Berserk L’Age d’Or partie III : L’Avent »

Résumé

Midland: un royaume pris, depuis un siècle, dans l’étau d’une guerre sans merci. Sur les champs de bataille, Guts, un jeune mercenaire, lutte pour survivre au quotidien. Malgré son jeune âge, il se bat avec la rage d’un chien fou, déploie une effroyable dextérité et traîne derrière lui une épée au gabarit impressionnant.
Alors qu’il sort d’une énième bataille, il est pris à parti par une bande de mercenaires qui s’imaginent pouvoir le détrousser. Le choc est rude, et leur chef est obligé d’intervenir pour éviter que ses lieutenants ne se fassent massacrer en quelques instants.
Après ce combat singulier, Guts se retrouve embrigadé et découvre qu’il a affaire à la Troupe des Faucons, des mercenaires aguerris dirigés par Griffith, un jeune homme charismatique et mystérieux, qui semble promis à une ascension fulgurante…

Mon avis

Et voici la dernière chronique avant ma petite semaine de vacances au bord de la mer. Pour cela, j’ai choisi de vous présenter les trois films qui reprennent l’arc l’Âge d’or du manga Berserk de Kentaro Miura (donc, approximativement du volume 3 au volume 14 sur 37 volumes en cours encore de publication). Il faut savoir qu’il existe une série de 25 épisodes réalisés en 1997/1998, les films sont en quelque sorte des reboots de la série originelle.

Le manga comme l’anime sont des Seinen (oeuvres destinées à un public plutôt adulte). Si, en comparaison de certaines « oeuvres » nipponnes, Berserk est moins gore (on a quand même des belles scènes de charcutage), il n’en demeure pas moins une oeuvre trash, violente et très sombre. On est dans un univers médiéval et on y retrouve évidemment, des contextes de guerres, d’intrigues, de trahisons, mais aussi de solides séquences de sexe et de viol. L’interdition aux moins de 16ans est parfaitement justifié.

Pour mieux recontextualiser, le héros, Guts, est d’abord présenté comme le guerrier noir, dont la rage n’égale que la soif de vengeance. On le reconnaît aisément à sa très longue épée, la Dragonslayer (la pourfendeuse de dragon) capable de défaire le plus impressionnant des monstres qui peuplent son monde fait de violence, de combat, de sang et de mort et qu’il porte en permanence dans son dos. Les films que je vous propose reviennent sur le traumatisme originel qui a fait passé Guts de simple guerrier aimant le combat à la machine à tuer, hanté et traqué par d’étranges créatures. L’arc Golden Age nous présente l’antagoniste, Griffith envers qui Guts éprouve tout d’abord un sentiment de rivalité (Griffith étant le seul qui l’a défait en combat singulier) avant qu’un profond respect et une admiration récriproque s’établissent entre eux. Casca, la seule femme de la troupe n’est pas juste un faire-valoir mais porte en elle les prémices du drame qui va déchirer nos deux personnages.

Comparativement à la série de 1997, il est évident que les nouvelles techniques d’animation offrent un visuel extrêmement fluide, beaucoup moins old school, les combats en particuliers sont plus dynamiques, le chara-design est très soigné, on y retrouve certains personnages oubliés dans la série comme le Skullnight, d’autres comme Zodd l’immortel retrouve une nouvelle jeunesse. N’oublions pas la God Hand avec une Slan absolument divine (alors qu’elle est Roi démon, incarnation de la luxure). Néanmoins, j’ai préféré, très personnellement, l’OST de la série à celui des 3 films mais cet OST est quand même d’une grande qualité musicale.

A travers ces trois films, au delà des thématiques classiques comme celui de la fatalité et de la causalité, les notions de bien et de mal se confondent et ne sont absolument pas enfermées dans un schéma type, tout au contraire. En effet, le héros, Guts, incarnation du guerrier solitaire et froid, est loin de la figure de la justice à la recherche d’un monde meilleur. C’est flagrant lorsqu’il choisit d’assassiner Adonis, le petit prince innocent et malheureux témoin du meurtre de son père. Non, il est simplement le personnage qui cherche sa place dans le monde au travers le fil de son épée. Quant à Griffith, le leader charismatique de la Troupe du Faucon, faucon lui-même dévoré par l’ambition et l’envie, sa chute après le « viol » sur la princesse Charlotte (plutôt consentante, il faut le dire), tout cela contribue à son basculement dans la destruction de ce qui faisait Griffith pour renaître en tant que Femto, le cinquième de la God Hand, donc en tant que seigneur démoniaque. Il n’hésite pas, pour satisfaire sa soif d’ambition, de sacrifier tous ceux et celle qui l’avaient soutenu dans la réalisation de son rêve, les livrant à l’appétit pantagruélique des monstres qui les encerclent. Inutile de vous dire que le festin auquel se livrent les monstres propose de sérieux moments gores.

Il est à noter que le choix des couleurs n’est pas anodin. Brun et portant des costumes sombres, Guts n’est pas le héros blanc et immaculé que l’on rencontre habituellement. D’ailleurs, si vous avez la curiosité de lire le manga, il semble sombrer de plus en plus dans les ténèbres jusqu’à ce qu’il mette l’armure du Berserker où il s’incarne pratiquement en démon. A contrario, Griffith, jusqu’au viol de Charlotte, possède une épaisse chevelure blanche et une armure blanche, archétype du chevalier. Surpris par le roi, père de Charlotte, il sera torturé, frappé, humilié au fond d’un cachot sordide avant d’être sauvé par les fidèles de la troupe et Guts pris de remords d’avoir abandonné son ami. Ce sauvetage sera finalement l’instrument de leur destruction, réalisant la prophétie à Guts que Zodd lui prédit après avoir remarqué que Griffith était porteur de l’un des cinq Béhélit pourpre, symbole de ceux qui sont appelés à devenir des dieux :
« Fais attention, car le jour où son ambition s’effondrera, ta mort t’attendra, une mort dont tu ne pourras te soustraire ! »

Revenons enfin sur le troisième film « L’Avent« , notamment la séquence qui, encore aujourd’hui, déchaîne les débats entre fans, le viol de Casca par Griffith/Femto. Pourtant habituée aux films chocs et extrêmes, cette séquence est le paroxysme du terrible massacre précédant qui est parvenue à me mettre ma à l’aise, bien qu’il s’agisse d’animation. Sous le regard de Guts qui n’hésite pas à se couper un bras et à perdre un oeil pour tenter de la soustraire de Femto, ce dernier, à travers le viol de Casca, amante de Gutts, soutien le plus fidèle de Griffith, se venge de son amitié avec Guts qui l’a détourné de son ambition. Cette scène se grave dans les yeux du héros qui s’en nourrit pour ne plus combattre avec passion mais avec sa seule haine. Marqué tant dans sa chair (avec le symbole sur son cou) que tant dans sa psyché, à l’instar de Griffith, Guts renaît en tant que guerrier noir.

En conclusion, les trois nouveaux films sur Berserk ont permis de dépoussiérer une oeuvre ambitieuse, riche et complexe. Pour les fans, nous aurions préféré la suite de l’anime plutôt qu’un reboot (surtout qu’il y a de quoi!). Pour les autres, les films peuvent constituer une découverte et une approche de l’univers imaginé par Kentaro Miura.

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Chronique anime hentaï – Bondage Games

Genre : Hentaï, horreur

Nombre d’épisodes : 2 x 30min

Année : 2003

Résumé :

Renji-Sama tient un hotel particulier. Il reçoit régulièrement des colis contenant des jeunes femmes destinées à servir d’esclaves sexuels. Ainsi Yuu, Yayoi et leurs infortunées camarades doivent, après une “éducation”, subir les pires sévices et assouvir les plus terribles fantasmes du patron et de ses clients. Malheurs à celle qui se rebellera…

Mon avis

J’avoue que j’ai hésité très longtemps avant de vous proposer cette chronique mais j’ai finalement franchi le pas. Je préfère vous prévenir :

la chronique qui va suivre est celle d’une « oeuvre » trash, gore, extrêmement violente. Les âmes sensibles sont donc priées d’aller plutôt faire une petite balade en forêt.

Le Hentaï regorge souvent de peloches assez peu ragoûtantes, flirtant, voire franchissant, de ce qui peut être acceptable avec toutes les déviances sexuelles mais aussi tous les délires possibles et inimaginables. Bondage Game peut faire figure de proue en la matière : orgie sanglante et/ou scatophile, futanari totalement aberrant (le futanari est le fait que un ou des personnages féminins sont dotés de pénis en plus de leurs attributs féminins, que ce soit par la magie comme dans Bible Black ou par opération comme Bondage Game), modification corporelle (notamment un allongement du clitoris de l’un des personnages ou un gonflement totalement halluciné d’une paire de seins après une injection d’un produit quelconque), spanking, meurtre, gavage forcé d’urine et d’excrément, soupçon de cannibalisme etc etc. En deux épisodes, on plonge dans un cauchemard d’animation où les malheureuses héroïnes n’ont aucune échappatoire aux sévices et tortures que leur imposent le maître des lieux, Renji, et ses clients, souvent des hommes riches aux physiques disgracieux loin des bishonens (jeunes hommes) que l’on peut retrouver dans nombre d’animes japonais.

Les premières minutes de l’épisode 1 annonce direct la couleur avec une des prisonnières à qui Renji entourés d’autres esclaves féminins, remplit l’intestin via l’anus de cire chaude. Inutile de vous dire la suite avec un fontaine d’excréments que rejette la malheureuse. Tout ça sous le regard de Yuu, l’héroïne qui se demande comment un humain peut faire subir ça à un autre être humain. Et la suite n’est guère mieux.

Quant à l’épisode 2, c’est un festival d’aberrations et d’ignominie où l’on soupçonne Renji de s’adonner au cannibalisme sur ces victimes qui, jusque dans la mort et après leur mort, n’ont même pas droit à un traitement décent de leurs corps. On aura droit aussi à une augmentation mamaire à l’aide d’un étrange produit injecté avec des seringues, des scènes scatophiles et un défilé de futanari. Totalement blasé et indifférent aux sévices qu’il inflige à ses victimes, Renji et l’histoire de son hôtel très particulier resteront finalement un mystère.

Le pays du Soleil Levant est sans doute l’un de ces pays où cohabitent des films/séries/mangas qui sont des perles de réflexion comme Akira, Ghost in the Shell ou Death Note mais aussi des productions absolument abominables comme Bondage Game ou, découvert très récemment Vomit Enema Extasy chroniqué par Inthemoo sur Cinema Choc (à lire que si vous avez l’estomac en béton armé) avec des vrais gens, où tous les fantasmes, si possible les plus tordus, sont autorisés. Un tel contraste peut se faire poser la question sur la société nippone. J’ai souvent entendu dire que les Japonais sont de vraies cocottes minutes, l’existence de tels agressions filmiques est sans doute l’un des symptômes de cette société ultra corsetée par ses moeurs et qui éprouvent le besoin, au moins visuellement, de ces exutoires ultra violents.

En conclusion, Bondage Game est sans doute l’un des Hentaï qui aura réussi à imprégner ma rétine il y a déjà une dizaine d’années. La barre avait été placée très haute mais depuis, il y a eu Euphoria, son digne descendant en la matière.

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Chronique Anime Hentaï – Euphoria

 

Format : OAV
Episodes : 5 (sans doute un 6eme épisode à venir)
Genres : Horreur – Hentai – Psychologique (interdit aux moins de 18ans)

Résumé

Kei, ainsi qu’un groupe d’étudiantes, et leur professeur, se retrouvent coincés dans un jeu. S’ils n’executent pas les ordres d’une voix, ils se font torturer puis exécuter. Kei, qui a des pulsions violentes et sexuelles, a du mal à se tenir. Pour sortir d’ici, il faudra ouvrir les serrures, Kei, est la clé, et les jeunes femmes, sont les serrures…

Mon avis

J’ai beaucoup hésité à vous poster cette chronique bien que j’ai déjà posté des chroniques sur des oeuvres trash et extrême, me demandant si j’allais trop loin dans l’immonde voire le franchement dégueulasse. Alors, attention, chronique d’une oeuvre (???) extrême, choc et très violente!

Bienvenue dans une version Hentaï d’un mélange de Saw, The Human Centipede et de l’anime Bondage Game, rien que ça! Au menu, meurtre, torture, viol, orgie sanglante et scatophile. Tout un programme!

Le Hentaï comporte souvent de nombreuses déviances  qui, disons-le, franchissent souvent le pas de ce qui peut être acceptables. Parmi ces animes, citons Princesses 69, Bondage Game et maintenant Euphoria.

Dans cet anime, on suit le lycéen Key, 5 de ses camarades de classe et leur professeur, enfermés dans un bunker étrange, tout en blanc et dont la seule façon de survivre est de subir  et faire subir les outrages ordonnés par un ordinateur. Bien qu’étant un anime et censuré, Euphoria parvient à provoquer un certain malaise chez le spectateur.  La dualité dans la personnalité de Key, tantôt protecteur et soucieux de ses compagnes d’infortunes, se révèle véritablement lorsqu’il choisit la fille qu’il va violenter et torturer, devenant cruel, sadique et violent, prenant un véritable plaisir à humilier celle qu’il prétendait apprécier quelques minutes auparavant. Les trois premiers épisodes se concentrent essentiellement sur les humiliations diverses que subissent Nemu, Kanae et Rine : gavage forcée d’excréments, pseudo-pendaisons, spanking et j’en passe. On atteint des sommets avec Rine avec les exagérations et autres aberrations sexuelles que l’on peut retrouver dans le Hentai avec, notamment, le perçage d’utérus, juste absolument immonde. Il n’y a pas vraiment de scénarios, les règles du jeu auquel doivent obéir les prisonniers sont particulièrement ténébreuses voire franchement incompréhensibles. Tout ce que l’on sait, si les prisonniers tentent de se soustraire à cet endroit, c’est la mort assurée, comme le prouvent les premières minutes de l’anime avec la mise à mort de la seule participante dont on ignore tout, si ce n’est qu’elle était déléguée de classe, sur une chaise électrique pendant une longue minute.

Les deux derniers épisodes sont les plus bizarres qu’il m’ait été donné de voir dans un anime ou une série. Pour être honnête, je n’ai rien compris, le scénario part complètement en vrille, un moment dans une sorte de délire hallucinatoire façon ExistenZ avant de filer sur une plage de sable de fin (pour l’épisode 4) et dans une orgie délirante dans l’école de nos infortunés héros, qui n’est pas sans rappeler l’une des mauvaises fins du novel game Discipline : The record of crusade. C’est d’ailleurs un des « grands » moments avec la chenille humaine qui n’est pas sans rappeler The Human Centipede, donc inutile de vous dire que le niveau intellectuel flirte avec les égouts.

Si les Hentaï sont censés filer le gourdin, ce n’est absolument pas le cas d’Euphoria qui est un enchaînement absolument ignoble d’actes sexuels plus violents les uns que les autres. Malgré le décor épuré et blanc, l’ambiance est sordide, étouffant, claustrophobique.

Graphiquement, Euphoria est bien dessiné, les personnages sont soignés, ce qui changent d’un certain nombre de hentais récents qui sont réellement affreux visuellement parlant.

Bref, Euphoria est le digne successeur de Bondage Game en matière d’excès, de délire et de déviance dans le monde particulier du Hentaï.

EDIT du 8 mai : après quelques recherches pour comprendre le scénario de l’anime, j’ai dégotté quelques explications sur les trois derniers épisodes (le 6eme étant sorti en février), il s’agit en fait des fins présentes dans le jeu vidéo, une seule reflétant la réalité, les autres étant du pur délire imaginé par les cerveaux des protagonistes. Le 6eme épisode étant à la hauteur des 5 autres épisodes. C’est ce que je disais : le scénar est parti en vrille..