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Chronique anime hentaï – Bondage Games

Genre : Hentaï, horreur

Nombre d’épisodes : 2 x 30min

Année : 2003

Résumé :

Renji-Sama tient un hotel particulier. Il reçoit régulièrement des colis contenant des jeunes femmes destinées à servir d’esclaves sexuels. Ainsi Yuu, Yayoi et leurs infortunées camarades doivent, après une “éducation”, subir les pires sévices et assouvir les plus terribles fantasmes du patron et de ses clients. Malheurs à celle qui se rebellera…

Mon avis

J’avoue que j’ai hésité très longtemps avant de vous proposer cette chronique mais j’ai finalement franchi le pas. Je préfère vous prévenir :

la chronique qui va suivre est celle d’une « oeuvre » trash, gore, extrêmement violente. Les âmes sensibles sont donc priées d’aller plutôt faire une petite balade en forêt.

Le Hentaï regorge souvent de peloches assez peu ragoûtantes, flirtant, voire franchissant, de ce qui peut être acceptable avec toutes les déviances sexuelles mais aussi tous les délires possibles et inimaginables. Bondage Game peut faire figure de proue en la matière : orgie sanglante et/ou scatophile, futanari totalement aberrant (le futanari est le fait que un ou des personnages féminins sont dotés de pénis en plus de leurs attributs féminins, que ce soit par la magie comme dans Bible Black ou par opération comme Bondage Game), modification corporelle (notamment un allongement du clitoris de l’un des personnages ou un gonflement totalement halluciné d’une paire de seins après une injection d’un produit quelconque), spanking, meurtre, gavage forcé d’urine et d’excrément, soupçon de cannibalisme etc etc. En deux épisodes, on plonge dans un cauchemard d’animation où les malheureuses héroïnes n’ont aucune échappatoire aux sévices et tortures que leur imposent le maître des lieux, Renji, et ses clients, souvent des hommes riches aux physiques disgracieux loin des bishonens (jeunes hommes) que l’on peut retrouver dans nombre d’animes japonais.

Les premières minutes de l’épisode 1 annonce direct la couleur avec une des prisonnières à qui Renji entourés d’autres esclaves féminins, remplit l’intestin via l’anus de cire chaude. Inutile de vous dire la suite avec un fontaine d’excréments que rejette la malheureuse. Tout ça sous le regard de Yuu, l’héroïne qui se demande comment un humain peut faire subir ça à un autre être humain. Et la suite n’est guère mieux.

Quant à l’épisode 2, c’est un festival d’aberrations et d’ignominie où l’on soupçonne Renji de s’adonner au cannibalisme sur ces victimes qui, jusque dans la mort et après leur mort, n’ont même pas droit à un traitement décent de leurs corps. On aura droit aussi à une augmentation mamaire à l’aide d’un étrange produit injecté avec des seringues, des scènes scatophiles et un défilé de futanari. Totalement blasé et indifférent aux sévices qu’il inflige à ses victimes, Renji et l’histoire de son hôtel très particulier resteront finalement un mystère.

Le pays du Soleil Levant est sans doute l’un de ces pays où cohabitent des films/séries/mangas qui sont des perles de réflexion comme Akira, Ghost in the Shell ou Death Note mais aussi des productions absolument abominables comme Bondage Game ou, découvert très récemment Vomit Enema Extasy chroniqué par Inthemoo sur Cinema Choc (à lire que si vous avez l’estomac en béton armé) avec des vrais gens, où tous les fantasmes, si possible les plus tordus, sont autorisés. Un tel contraste peut se faire poser la question sur la société nippone. J’ai souvent entendu dire que les Japonais sont de vraies cocottes minutes, l’existence de tels agressions filmiques est sans doute l’un des symptômes de cette société ultra corsetée par ses moeurs et qui éprouvent le besoin, au moins visuellement, de ces exutoires ultra violents.

En conclusion, Bondage Game est sans doute l’un des Hentaï qui aura réussi à imprégner ma rétine il y a déjà une dizaine d’années. La barre avait été placée très haute mais depuis, il y a eu Euphoria, son digne descendant en la matière.

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Chronique Anime Hentaï – Euphoria

 

Format : OAV
Episodes : 5 (sans doute un 6eme épisode à venir)
Genres : Horreur – Hentai – Psychologique (interdit aux moins de 18ans)

Résumé

Kei, ainsi qu’un groupe d’étudiantes, et leur professeur, se retrouvent coincés dans un jeu. S’ils n’executent pas les ordres d’une voix, ils se font torturer puis exécuter. Kei, qui a des pulsions violentes et sexuelles, a du mal à se tenir. Pour sortir d’ici, il faudra ouvrir les serrures, Kei, est la clé, et les jeunes femmes, sont les serrures…

Mon avis

J’ai beaucoup hésité à vous poster cette chronique bien que j’ai déjà posté des chroniques sur des oeuvres trash et extrême, me demandant si j’allais trop loin dans l’immonde voire le franchement dégueulasse. Alors, attention, chronique d’une oeuvre (???) extrême, choc et très violente!

Bienvenue dans une version Hentaï d’un mélange de Saw, The Human Centipede et de l’anime Bondage Game, rien que ça! Au menu, meurtre, torture, viol, orgie sanglante et scatophile. Tout un programme!

Le Hentaï comporte souvent de nombreuses déviances  qui, disons-le, franchissent souvent le pas de ce qui peut être acceptables. Parmi ces animes, citons Princesses 69, Bondage Game et maintenant Euphoria.

Dans cet anime, on suit le lycéen Key, 5 de ses camarades de classe et leur professeur, enfermés dans un bunker étrange, tout en blanc et dont la seule façon de survivre est de subir  et faire subir les outrages ordonnés par un ordinateur. Bien qu’étant un anime et censuré, Euphoria parvient à provoquer un certain malaise chez le spectateur.  La dualité dans la personnalité de Key, tantôt protecteur et soucieux de ses compagnes d’infortunes, se révèle véritablement lorsqu’il choisit la fille qu’il va violenter et torturer, devenant cruel, sadique et violent, prenant un véritable plaisir à humilier celle qu’il prétendait apprécier quelques minutes auparavant. Les trois premiers épisodes se concentrent essentiellement sur les humiliations diverses que subissent Nemu, Kanae et Rine : gavage forcée d’excréments, pseudo-pendaisons, spanking et j’en passe. On atteint des sommets avec Rine avec les exagérations et autres aberrations sexuelles que l’on peut retrouver dans le Hentai avec, notamment, le perçage d’utérus, juste absolument immonde. Il n’y a pas vraiment de scénarios, les règles du jeu auquel doivent obéir les prisonniers sont particulièrement ténébreuses voire franchement incompréhensibles. Tout ce que l’on sait, si les prisonniers tentent de se soustraire à cet endroit, c’est la mort assurée, comme le prouvent les premières minutes de l’anime avec la mise à mort de la seule participante dont on ignore tout, si ce n’est qu’elle était déléguée de classe, sur une chaise électrique pendant une longue minute.

Les deux derniers épisodes sont les plus bizarres qu’il m’ait été donné de voir dans un anime ou une série. Pour être honnête, je n’ai rien compris, le scénario part complètement en vrille, un moment dans une sorte de délire hallucinatoire façon ExistenZ avant de filer sur une plage de sable de fin (pour l’épisode 4) et dans une orgie délirante dans l’école de nos infortunés héros, qui n’est pas sans rappeler l’une des mauvaises fins du novel game Discipline : The record of crusade. C’est d’ailleurs un des « grands » moments avec la chenille humaine qui n’est pas sans rappeler The Human Centipede, donc inutile de vous dire que le niveau intellectuel flirte avec les égouts.

Si les Hentaï sont censés filer le gourdin, ce n’est absolument pas le cas d’Euphoria qui est un enchaînement absolument ignoble d’actes sexuels plus violents les uns que les autres. Malgré le décor épuré et blanc, l’ambiance est sordide, étouffant, claustrophobique.

Graphiquement, Euphoria est bien dessiné, les personnages sont soignés, ce qui changent d’un certain nombre de hentais récents qui sont réellement affreux visuellement parlant.

Bref, Euphoria est le digne successeur de Bondage Game en matière d’excès, de délire et de déviance dans le monde particulier du Hentaï.

EDIT du 8 mai : après quelques recherches pour comprendre le scénario de l’anime, j’ai dégotté quelques explications sur les trois derniers épisodes (le 6eme étant sorti en février), il s’agit en fait des fins présentes dans le jeu vidéo, une seule reflétant la réalité, les autres étant du pur délire imaginé par les cerveaux des protagonistes. Le 6eme épisode étant à la hauteur des 5 autres épisodes. C’est ce que je disais : le scénar est parti en vrille..

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Chronique Anime – Ghost in the Shell – Stand Alone Complex

Titre : Ghost in The Shell – Stand Alone Complex
Genre : drame, aventure, science fiction, cyberpunk, postcyberpunk, action, policier, film noir
Réalisateur : Kenji Kamiyama
Épisodes : 26

Résumé

« C’est une époque où toutes les consciences ont été converties en photons et électrons dans un unique complexe. Seuls les individus indépendants du système n’ont pas été convertis. »

La série se déroule en 2030 dans une ville de « Niihama-shi », nouvelle capitale du Japon dans un monde qui a connu une Troisième Guerre mondiale nucléaire et une quatrième conventionnelle. Elle raconte l’histoire d’une brigade d’intervention spéciale appelée Section 9 de la Sécurité Publique, ou plus simplement la « Section 9 ». GitS : SAC met en scène les exploits des agents de la Section 9, qui sont issus de l’armée (Batô) ou de la police (Togusa), et la façon dont les événements les affectent alors qu’ils tentent de résoudre chaque cas, ce qui finira par les conduire au personnage mystérieux appelé The Laughing Man (Le Rieur) par les médias.

La Section 9 de la Sécurité Publique est une unité d’élite de sécurité intérieure chargée de prévenir les actes criminels et terroristes liés à la technologie. Ses principales missions sont les enquêtes sur les cyber-crimes importants (infiltration, prise de contrôle de cyber-cerveaux ; cyber-terrorisme), sur les scandales qui touchent des membres du gouvernement et aussi sur des cas de meurtres commis par des personnalités. De temps à autre, la Section 9 assure également la protection de dignitaires nationaux et étrangers.

La série est émaillée de nombreuses références littéraires depuis Des fleurs pour Algernon dont un des épisodes s’inspire directement, en passant par Infinite Jest de David Foster Wallace, L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger qui est cité de manière récurrente et plus généralement l’univers du Neuromancien de William Gibson à l’origine du concept de cyberespace.

L’affaire du Rieur est inspiré d’un fait divers réel et des scandales financiers des années 1980 au Japon.

L’intrigue est articulée sur le concept du double et l’existence de nombreux imitateurs en référence à la théorie mémétique (un des épisodes de la saison 1 s’intitule d’ailleurs en anglais mème) et aux Copycats.

Mon avis

Pour cette chronique, j’ai choisi sciemment de vous présenter uniquement la saison 1 de l’oeuvre Ghost in the Shell (abrégé GitS) de Masamune Shirow. Faire une chronique sur l’ensemble de l’oeuvre qui compte pas loin de sept films d’animation (en comptant la série de films Arise), les deux saisons de la série animée et bien sûr l’oeuvre papier, ce qui rendrait trop compliquée à chroniquer et à analyser en un seul et unique article. La saison 1 est considérée, à juste titre, comme plus facilement abordable que les films Ghost in the Shell et Ghost in the Shell : Innoncence qui auront droit à leur chronique prochainement.

Tout d’abord, pour commencer et mieux comprendre l’univers complexe de GitS, je vous propose quelques petites notions à la fois de l’oeuvre mais aussi de l’univers informatique. Dans GitS, le Ghost est la référence de l’âme humaine. Ce qui différencie entre l’homme au sens large (donc comprenant les humains en partie, totalement ou non cybernétisés) et la machine  pure (avec ou sans intelligence artificielle). Mais dans le monde informatique, le vrai, le nôtre, il existe un logiciel appelé Ghost (General Hardware-Oriented System Transfer) dont le but est de dupliquer ou plus exactement de cloner des disques durs, permettant d’éviter de fastidieuses réinstallations dans un parc informatique par exemple. Bien que GitS soit antérieur à la création de ce logiciel, on peut presque considérer que les Ghost dans GitS sont des clones de l’âme (le cas de l’héroïne est évidemment le plus parlant puisque seul son cerveau semble être d’origine, on peut se poser la question si c’était vraiment son cerveau quand elle était humaine). A noter la différence entre un cyborg et un androïde : le cyborg est un humain à l’origine, il est robotisé par exemple suite à un accident ou pour des objectifs militaires et conserve une part de sa conscience qui fait qu’il reste humain. L’androïde n’est ni plus ni moins qu’une poupée dotée d’une intelligence artificielle plus ou moins développée en fonction de ses attributions (un androïde domestique sera moins évolué par exemple qu’un androïde de combat).

Autre point essentiel à savoir concernant la série, on distingue deux types d’épisodes, les Stand Alone en vert, qui peuvent être regardés de façon indépendantes et les Complex qui correspondent à l’intigrue du Rieur et se suivent.

L’oeuvre connue pour aborder des thématiques comme, bien évidemment la relation mais aussi la frontière entre l’homme et la machine, la définition même de l’humanité dans un monde ultra connecté, la définition de l’être vivant, l’émergence d’une conscience collective ou même d’une forme de vie à partir du réseau informatique, les lois de la robotique, ces thèmes sont largement développés dans la série et propose, à la fois à travers les histoires stand alone et à travers l’intrigue du Rieur des pistes de réflexions. Kusanagi en particulier soulève probablement le plus la thèmatique et la question  de ce qu’est l’humanité durant une ère où la frontière n’existe plus ou presque plus. Entièrement cybernétisée, la jeune femme semble inhumaine avec une personnalité froide, détachée, parfois cynique, cruelle et sans pitié. Mais certains épisodes nous montrent qu’elle n’est pas insensible, comme l’épisode sur les étudiants qui s’adonnent au trafic d’organe. Togusa pose même cette question durant cette épisode : « de quel espèce appartient le Major? ».

Mais bien sûr, le thème dominant de la série qui est présent dans le titre est le Stand Alone Complex, littéralement le complexe de la solitude que l’on peut résumer par cette phrase : « L’absence d’original qui produit des copies sans original. » A travers cette définition, on peut y englober le terrorisme, les phénomènes de mode, les comportements d’imitateurs ou même le phénomène des Anonymous. Dans une société où l’impact des images et des médias influencent forcément, consciemment et mais aussi inconsciemment, les individus qui la composent, ce type de phénomène possède à la base un terreau fertile pour s’y développer. Les derniers attentats en sont un parfait exemple mais aussi les différentes actions des Anonymous, quand ils ont fait parler d’eux lors l’Acta ou pour dénoncer certains comportements (les cas de harcèlement en ligne). D’ailleurs, on peut faire un véritable parallèle entre Anonymous et le personnage du Rieur. Dans les deux cas, n’importe qui peut devenir Anonymous ou devenir le Rieur.  L’épisode « La Sarabande des imitateurs » est le plus illustratif de ce phénomène.

L’épisode final de la série est sans doute le plus marquant, par la découverte de l’identité du Rieur, ou plutôt, d’une autre copie du Rieur original mais aussi par les nombreuses références littéraires (avec Salinger), travaux sociologiques (ceux de Fredric Jameson et Masachi Osawa sur la régulation sociale) ou même cinématographique avec une citation de Dziga Vertov qui permet d’attiser une certaine curiosité et d’approfondir plus avant les thématiques de la série. Cette dernière ne propose pas de solution toute faite ou de réponse claire aux questionnements mais invite clairement le spectateur à s’interroger sur un monde qui, au regard des évolutions technologiques, ne paraissent plus si futuristes que cela. Chaque jour apporte de nouvelles découvertes, notamment sur le plan médical avec des greffes ou des implants qui auraient paru inimaginables il y a encore de cela une dizaine d’années. Entre une main robotisée que l’on a vu pour le petit garçon créée grâce à une imprimante 3D et un cerveau boosté à la GitS, la frontière semble devenir plus mince. Sans parler de l’hyperconnectivité qui devient là aussi une réalité tangible. Il s’agit aussi d’une thématique de la série. Dans une société où on peut se connecter sur Facebook et autres réseaux sociaux via son smartphone  ou même une montre à presque n’importe d’où sur la planète, il ne semble plus si inenvisageable d’ici quelques années, si on excepte évidemment, des questions ethiques, que l’on puisse se connecter directement depuis son cerveau. Il existe même des petites sociétés, notamment aux Etats-Unis, un peu secrètement il faut le dire, qui tentent de réaliser ce rêve en essayant d’implanter des puces électroniques permettant d’exécuter des tâches à distance comme ouvrir son garage via le réseau nerveux. Peut être même que l’immortalité ne sera plus symbolisée par des créatures mythologiques comme le vampire mais par la possibilité de télécharger sa conscience sur le Net. (oui, je vais très loin). Le transhumanisme sera (et commence à l’être) très certainement la prochaine étape de l’évolution de l’espèce humaine.

Concernant les graphismes de la série, ils sont vraiment soignés et ne baissent pas en qualité au fil des épisodes. Les musiques sont toujours très belles.

Pour moi, cette série figure parmi mon top 10 des meilleurs animes que j’ai pû regarder.

A découvrir!

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Chronique Anime -: Ayakashi : Japanese Classic Horror (Arc BakeNeko) – Mononoke (Anime 2007)

Ayakashi : Japanese Classic Horror (Arc BakeNeko)

Réalisateur  : Kenji Nakamura (Bake Neko)
Studio d’animation Toei Animation
Episodes : 3

Mononoke (2007)

Réalisateur  : Kenji Nakamura
Studio d’animation Toei Animation
Episodes : 12

Résumé Ayakashi : Japanese Classic Horror

Bakeneko ( 化け猫, Monstre-chat), troisième et dernier arc d’Ayakashi, est la seule œuvre originale de la série, et nous présente un autre fantôme très populaire au Japon : le bakeneko. Cet arc raconte l’histoire d’un apothicaire itinérant, qui ressent de fortes énergies spirituelles négatives quand il s’approche du lieu d’une cérémonie de mariage. Pendant qu’il s’enquiert auprès d’une servante sur les jeunes mariés, la promise est brutalement et mystérieusement assassinée. Il n’en faudra pas plus à l’apothicaire pour rendre un verdict formel : c’est bien là l’œuvre d’un mononoke, un esprit vengeur qui ne connaîtra pas le repos avant d’avoir exterminé cette famille qui lui inspire tant de haine. Il devra dès lors enquêter sur les raisons du ressentiment du fantôme afin de l’éradiquer grâce à ses étranges pouvoirs, et donc exposer les noirs secrets de la noble famille.

Bien que déroutant de par de nombreux aspects de sa réalisation et la noirceur de son atmosphère, l’apothicaire fut très bien reçu par le public, si bien qu’une série lui fut consacrée : Mononoke. (résumé suivant)

Résumé Mononoke

Mononoke se focalise sur le personnage de l’apothicaire du troisième arc d’Ayakashi : un apothicaire itinérant avare de paroles, si bien que l’on ne sait même pas son nom. Il se déplace accompagné de son armoire à pharmacie et d’un coffret recelant une épée spirituelle dont le pommeau est orné d’une tête de singe.

Grâce à d’étranges pouvoirs, il est capable de ressentir les énergies maléfiques qui émanent des ayakashi, des esprits qui voguent entre les mondes, et redoute particulièrement les mononoke, une forme d’ayakashi liée à notre monde afin d’exercer sa vengeance. Son épée spirituelle ne pouvant être dégainée que sous certaines conditions, l’histoire sera toujours centrée sur l’aspect psychologique du mononoke : sa Forme (Katachi), sa Vérité (Makoto) et sa Raison (Kotowari). Il est à noter que les crimes ayant suscité un tel ressentiment sont parfois très durs, ce qui impose de facto la catégorisation seinen de la série.

Arc 1 : Zashiki-warashi (2 épisodes)
Arc 2 : Umibōzu (3 épisodes)
Arc 3 :Noppera-bō (2 épisodes)
Arc 4 : Nue (2 épisodes)
Arc 5 : BakeNeko (3 épisodes)

Mon avis :

Laissez-moi vous faire part d’un petit bijou de l’animation Japonaise : Ayakashi : Japanese Classic Horror (3eme Arc) et son spin off, Mononoke (à ne pas confondre avec Mononoke Hime ou Princesse Mononoke). Cela faisait longtemps que je voulais chroniquer cet ovni de l’animation japonaise et je me suis décidée de vous l’offrir pour le week end.

Tout d’abord, laissez-moi vous dire, cette série est une série trèèèèèèèèèès loin des habituels Naruto, Dragon Ball et autres Sailor Moon. Elle reste difficile d’accès pour peu qu’on ne possède pas une certaine connaissance de la culture, de la mythologie et du folklore nippons. De plus, ses graphismes qui s’inspirent des estampes traditionnelles peuvent totalement dérouter dans un premier temps. Et, en dépit des couleurs chatoyantes de cet anime, les histoires sont très sombres, parfois presque épouvantables, le rangeant sans hésitation du côté des Seinen.

Chaque arc s’intéresse à un Mononoke en particulier. Les Ayakashis sont l’équivalent des esprits (élémentaires, démoniaques ou d’origine humaine). Les Mononoke sont des Ayakashis très particuliers. Ils naissent grâce à la puissance des sentiments (la plupart du temps négatifs) et deviennent des entités à part entières. Ils ne sont pas forcément humains à l’origine mais cela peut être aussi des animaux (le bakeneko d’Ayakashi était un chat qui ne supportait plus qu’on fasse du mal à sa maîtresse et leurs sentiments mêlés entre le chat et sa maîtresse, l’un de la rage et de la jeune femme le désespoir ont donné naissance au démon).  (Vous me suivez toujours?)

Chaque histoire est souvent emplie d’une profonde tristesse. (Comment ne pas se sentir triste face à une femme retenue prisonnière et soumise aux caprices et aux mauvais traitements d’un homme et de sa famille que seul le rang de samouraï (l’équivalent des chevaliers durant l’ère Edo – 1600 – 1868) lui donne tous les droits?). Mais aussi le côté sombre et parfois glauque peuvent mettre mal à l’aise. La sexualité est également une composante de la série, que ce soit par la soumission/libération de la femme, la prostitution, une forme d’inceste ou par la séduction. On la retrouve aussi sous une forme plus maternelle avec l’image de la grande Kanon (la déesse de la maternité dans la tradition shintoiste).

Notre héros, le mystérieux apothicaire dont on ignore tout, jusqu’au nom, est vraiment un personnage soigné. Et son seyu, qui est le même que celui de Sasori dans Naruto (si si! Vous savez bien! Le marionnettiste qui transforme les gens en poupées), a été un choix des plus judicieux, sa voix très rauque et très profonde convenait parfaitement au personnage. Son double ouvre beaucoup de questions demeurées sans réponse, faute d’une suite qui aurait été la bienvenue.

Le chara-design est dans l’ensemble très soigné et très original. On y retrouve le style des estampes traditionnelles. L’impression d’avoir un papier calque froissé entre le dessin proprement dite et la caméra peut surprendre mais cela rajoute une véritable authenticité et un véritable travail de designer. De plus, il y a eu un véritable travail de recherche tant la série possède de symboles dont, beaucoup, m’ont échappés.

La bande son est également très belle, composée avec des instruments traditionnels.

Il n’y a qu’un seul regret, que la série spin off (donc Mononoke) ne comportent que 12 épisodes. C’est très court. Néanmoins, elle reste un des meilleurs animes de la fin des années 2000.

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Chronique Anime – Your Lie In April/Shigatsu wa Kimi no Uso

Titre alternatif : April is your Lie / Your Lie in April
Titre original : 四月は君の嘘
Pays : Japon
Format : Série TV
Episodes : 22
Diffusion terminée : du 09/10/2014 au 19/03/2015
Saison : Automne 2014
Début de diffusion en simulcast/streaming : 09/10/2014
Thèmes : Ecole – Musique – Quotidien
Genres : Comédie – Drame – Psychologique – Romance – Slice of Life
Durée par épisode : 23 min
Age conseillé : 12 ans et +
Studios : A-1 Pictures
Licencié en France : Oui
Editeur : Wakanim (Simulcast / Streaming)

Résumé

Adaptation au format animé du manga éponyme.

Arima Kosei est un véritable prodige du piano ; enfant, il dominait tous ses rivaux en compétition et s’était déjà fait un nom dans le domaine musical. Mais après la mort de sa mère, il a subit une forte dépression qui l’a forcé à être dégoûté de son propre instrument. Deux ans après le drame, continuant de considérer sa vie comme insipide, Arima se contente de vivre sa vie sans réel but… jusqu’à ce qu’il rencontre Miyazono Kaori, une jeune violoniste qui, elle aussi, semble exceller dans son art…

Mon avis

Cette chronique est un peu particulière car je ne vais pas vous donner un avis sur la série elle-même, déjà parce que je n’ai pu voir que le 1er épisode (les autres sont disponibles pour les membres Premium du site de diffusion, donc payants et, actuellement, je ne peux pas me permettre financièrement de prendre un abonnement en plus de mes factures même si je pense que ça en vaudrait le coup, le catalogue du site est plutôt pas mal. J’espère sincèrement qu’il y aura un rapidement coffret  DVD.).

Non, j’avais envie de vous faire partager cette anime dont certains extraits (les parties musicales) sont disponibles sur Youtube car, en tant que pianiste et grande amoureuse de la musique classique, je crois que Your Lie in April est un bel hommage à cette musique, souvent considérée comme élitiste et difficile d’accès. Cet anime, à travers une histoire et des personnages donne envie d’en découvrir plus. Les interprétations sont juste magnifiques. Elles permettent de faire découvrir ou re-découvrir des grands morceaux comme la Ballade en G Mineur de Chopin ou Introduction and Rondo Capriccioso de Saint-Saëns
Je crois que le plus simple est d’écouter et d’apprécier les moments. Ce sera plus un moment de partage musical qu’une véritable chronique comme précédemment faite.

Bonne écoute