Films, Films & documentaires

Chronique film – Marie Antoinette

Réalisation : Sofia Coppola
Genre : Historique, comédie dramatique
Durée : 123 minutes

Résumé

Marie-Antoinette, âgée de quatorze ans, quitte l’Autriche pour la France. Son mariage avec le dauphin, Louis-Auguste, scelle l’alliance entre les deux pays. Délaissée par son jeune époux, qui lui préfère la chasse à courre, elle se réfugie dans les frivolités en compagnie de la princesse de Lamballe et de la duchesse de Polignac. Après la naissance d’un premier enfant, Marie-Antoinette fuit la rigidité de l’étiquette et s’installe au petit Trianon, où elle reçoit ses intimes. La cour de Versailles est humiliée, mais le peuple a faim et la révolution gronde et commence à s’introduire dans le château de Versailles. La famille décide alors de quitter le château.

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancé par Tinalakiller, je vous propose la première chronique du film dans la catégorie du film tourné dans un lieu où je me suis rendue, à savoir Versailles. La chronique sera sans doute courte mais j’ai envie un peu de défendre ce film mésestimé. En effet, cette oeuvre réalisée par Sofia Copola (Virgin Suicid) a été un gros coup de coeur que j’apprécie me revisionner de temps à autre mais qui a été gentiment étrillé par les critiques et par la presse (tout du moins en France).

Alors, certes, si on ne prend pas en compte le côté new wave assumé, les musiques rock et les nombreuses libertés prises au regard de la réalité historique, il faut reconnaître que Marie-Antoinette reste un film qui a m’a énormément plu.
Tout d’abord, la dernière Reine de France reste, encore aujourd’hui, perçue différemment qu’on soit Français ou étranger, intrigante et figure de l’infâmie auréolée d’une légende noire pour les uns, véritable star au destin tragique, presque christique même, victime d’une époque pour les autres (même si, avec les années, cette différence tend à s’atténuer, y compris en France).  La Marie-Antoinette de Sofia Coppola ne cherche pas du tout à faire dans la vérité et la reconstitution historiques des plus rigoureuses mais propose plutôt cette vision qui louche vers « Gossip Girl » au XVIIIeme siècle, surtout dans la première grosse moitié du film à la fois rêvée et une peu fofolle de cette jeunesse dorée et insouciante qui, sans le savoir, va creuser le fossé entre cette élite déconnectée de la réalité et le peuple qui meurt de faim pour finalement précipiter la Révolution française. Il est à noter que la politique et certaines affaires dont la célèbre affaire du collier de la Reine sont totalement occultée. Marie-Antoinette, certes sucrée et rose bonbon à paillettes de prime abord, semble s’adresser, visiblement, à un public teenager mais elle possède néanmoins un niveau de lecture qui montre aussi une femme étonnamment moderne et féministe, finalement plus proche de nous qu’on ne l’imaginait. Et à l’aune des travaux sur le couple qu’elle formait avec Louis XVI, bien plus unis que la plupart de leurs prédécesseurs, on réalise alors vraiment que cette reine, vilipendée par ses contemporains, était finalement une femme comme une autre, sans doute trop « moderne » par rapport aux moeurs de l’époque. Et oui, il est possible d’imaginer finalement, que s’ils avaient vécu à notre époque, Marie-Antoinette et Louis XVI partir avec leurs enfants à skier à Valmorel l’hiver et se baigner à Palavas-les-flots l’été, que ses dépenses de mode, certes excessifs, ne diffèrent pas fondatement des fashion victims actuelles qui « font chauffer la carte de crédit » pendant les soldes ou que ses amitiés qui semblaient un peu folle avec Mme de Polignac ne sont pas si différents que les amitiés intenses qui se nouent à l’adolescence. (Rappelons tout de même que Marie-Antoinette et Louis XVI se sont mariés à 14 et 15ans, âge où la plupart de nos « jeunes » actuels, tout du moins dans nos sociétés occidentales, sont désormais plus préoccupés de leur fil d’actualité sur Facebook et Instagram).

La seconde partie du film aborde la vie de la reine où elle commence à mûrir et devenir plus adulte, délaissant les plaisirs futiles au moment où elle devient mère puis après sa rencontre avec le grand amour de sa vie, Axel Fersen. Cette partie comportent de longs moments contemplatifs qui symbolisent finalement ce calme trompeur avant la tempête et les derniers feux d’une monarchie à bout de souffle. La prise de la Bastille est d’ailleurs au final peu traitée, comparativement à l’ampleur et la violence des évènements de ce jour clé dans l’Histoire de France. On peut même imaginer que cette vision que propose Coppola pourrait être interprétée comme étant la bulle dans laquelle la famille royale s’était enfermée et se croyait protégée. On ne traite absolument pas des Etats Généraux ni même d’autres journées importantes comme le 12 août 1789, jour de la Déclaration des Droits de l’Homme, sont totalement occultée.

Les autres journées, très importante, furent les 5 et 6 octobre avec la marche des femmes sur Versailles et le retour de la famille royale à Paris sont quelques peu adoucis par rapport à la réalité. Néanmoins, le passage clé où la Reine doit se présenter au balcon est évidemment le moment où elle prend mesure de tout ce qu’elle avait finalement choisi d’igorer.

La dernière image de la chambre de la Reine, totalement dévastée par les émeutiers est évidemment le fort symbole de la fin tragique de cette dernière.

En conclusion, Marie-Antoinette ne plaira pas aux puristes de l’histoire. Néanmoins, je trouve que le film, certes loin d’être le meilleur de la réalisatrice, reste un beau film à voir comme un plaisir un peu coupable.

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Chronique film – Catacombes (2014)


Réalisation : John Erick Dowdle
Genre : Horreur, épouvante, thriller (int -12ans)
Durée : 93 minutes

Résumé

Scarlet Marlow est une étudiante en archéologie urbaine. Elle maîtrise quatre langues vivantes et deux langues mortes, mais ne maîtrise cependant pas l’araméen, la langue dans laquelle est écrit un texte permettant de trouver la pierre philosophale, une pierre pouvant offrir l’immortalité, et va donc faire appel a son ami George. Après avoir découvert un texte sur la stèle de Nicolas Flamel dans un musée, ils découvrent que sous sa tombe se trouve la pierre philosophale. Mais, ils découvrent que la pierre alchimique se trouve sur la carte des catacombes de Paris. Pour cela, ils ont besoin d’aller dans les catacombes sous Paris, et demandent alors l’aide de Papillon, connaisseur des catacombes, et vont prendre un chemin dont certains d’entre eux ne sortiront jamais…

Mon avis

En 1999, sortait le Projet Blair Witch, film qui allait inspirer toute une plâtrée de films horrifiques reprenant le même concept de mise en scène : le found footage afin de donner le plus possible une impression d’histoire vraie. Parmi les films, citons-on évidemment les Paranormal Activity ou la saga des REC. Parallèlement, les toturn porn s’enchaînent et se ressemblent jusqu’à que le film The Descent renouvelle le genre avec une ambiance claustrophobique, une plongée dans les ténèbres avec des souterrains habités par des créatures qui jouent sur nos peurs les plus primaires.  Alors que se passe t-il quand on reprend la mise en scène de Blair Witch et le concept de The Descent ? On accouche de Catacombes, film qui nous plonge dans l’univers des catacombes de Paris, encore aujourd’hui, auréolées de mystères et de légendes, objet d’une culture propre. Ce film parvient-il a supplanté ses augustes prédécesseurs? Réponse à venir dans les lignes suivantes.

Si The Descent ou Blair Witch plantaientt leur décor dans une nature grandiose, sauvage et indomptée, à savoir les grottes inexplorées dans le premier et une forêt malfaisante dans le second, Catacombes, comme son nom l’indique, se situe sous Paris. Paris, ville lumière… Mais Paris, ville de ténèbres, tel est le postulat du film. Malgré présence de la civilisation au dessus de nos têtes, celle-ci semble finalement se dissoudre au fur et à mesure que les héros s’enfoncent toujours plus profondément dans le dédale de galeries des anciennes mines et des charniers de millions de Parisiens.  Mais nous y reviendrons. Le cadre étant posé, on se concentre sur la quête de Scarlet dont le but n’est ni plus ni moins la recherche de la pierre philosophale sensée avoir été créée par Nicolas Flamel et qui serait cachée dans les profondeurs de la plus belle ville du monde, quête parsemée d’énigmes à résoudre. Au delà de cette quête, se dessine une quête spirituelle qui va mener chaque protagoniste à affronter tant ses propres peurs, souvent primaires comme la claustrophobie ou la peur du noir, que son propre passé. Comme dans Blair Witch où le surnaturel restait suggéré et dans l’existence réelle des créatures dans The Descent et dont le comportement des protagonistes pouvait éventuellement s’expliquer par la psychose collective à cause justement de ces peurs ancestrales, Catacombes pose aussi la question de la réalité de ce que voient et filment les personnages à travers leurs pérégrinations dans cette succesion de galeries et caves, que ce soit les visions de leurs passés ou des étranges créatures démoniaques qui semblent errer dans les ténèbres.

Très personnellement, c’est un film qui m’a accroché malgré quelques petits détails qui ne me semblaient pas particulièrement crédible comme l’héroïne qui est multilingue avec une grande maîtrise du latin dans les moments dramatiques. Mais passons.
Au delà du film d’épouvante, Catacombes est une proposition de l’allégorie de la caverne de Platon où l’héroïne comme ses compagnons d’aventure doivent affronter la réalité d’actes passés, réalité qui apparait d’autant plus cruelle dans l’obscurité des souterrains à la seule lueur des torches et lampes frontales.  La « découverte » de la pierre philosophale ou, tout du moins, considérée comme telle par l’héroïne, peut être, elle aussi,  vue comme une métaphore de nos propres questionnements spirituels après toutes épreuves par lesquelle la petite équipe doit passer pour atteindre ce qu’ils pensent être la salle où Nicolas Flamel aurait caché sa création. La volonté de vouloir se l’approprier ne signera pas la fin des épreuves presque initiatiques, bien au contraire puisque c’est à partir de ce moment que les personnages basculent dans le cauchemar avec la mort de plusieurs d’entre eux. Il faudra toute l’intelligence (un peu trop téléphonée, il faut le reconnaître) de l’héroïne pour résoudre une égnime des plus nébuleuse.

Alors, certes, le film ne révolutionne pas le genre. Néanmoins, il possède de solides atouts pour le rendre intéressant et prenant tout en ouvrant une série de questionnement sur ce qu’ont vécu les héros du film au fond des ténèbres des catacombes. En conclusion, Catacombes est un bon divertissement.

A découvrir!

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Chronique film – American Nightmare 2 : Anarchy

Réalisation et scénario : James DeMonaco
Genres : Action, horreur, science-fiction, thriller (int -12 en France, classé R aux USA)
Durée : 103 minutes

Résumé

Leo, un homme sombre et énigmatique, brigadier de police, est hanté par la disparition de son fils. S’armant d’un arsenal offensif et défensif, cet homme possédé est résolu à se purger de ses démons. Eva, une mère célibataire tentant tant bien que mal de joindre les deux bouts, et sa fille adolescente Cali vivent dans un quartier défavorisé et n’ont pas les moyens de s’offrir une bonne protection. Quand une poignée de «purgeurs» masqués pénètrent chez elles et les capturent, elles n’ont d’autre choix que de s’en remettre à leur libérateur fortuit, Leo. Au détriment de sa mission de vengeance «autorisée» contre celui qui a porté préjudice à sa famille, Leo, témoin de l’enlèvement d’Eva et Cali, ouvre le feu sur leurs agresseurs alors que Shane et Liz, un couple sur le point de se séparer, sont les victimes d’un acte de sabotage sur leur voiture à quelques minutes seulement du début de la Purge. Trouvant refuge dans le véhicule blindé que Leo a laissé ouvert pour porter secours à Eva et Cali, Shane et Liz s’allient alors à eux pour tenter de se défendre contre ceux qui ont la ferme intention d’exercer leur droit à la tuerie. Alors que ces cinq nouveaux alliés sont poursuivis à travers la ville, dans un sinistre jeu de «tue-moi ou je te tue» effaçant la frontière entre vengeance sponsorisée et justice humaine, tous sont amenés à remettre en question tout ce que leurs dirigeants leur ont toujours prôné.

Mon avis

Revu récemment et ayant enfin découvert le troisième volet de la saga, j’ai décidé de poster enfin ma chronique sur American Nightmare 2 : Anarchy. Et l’une des prochaines chroniques portera sur le troisième volet.

Si dans le premier film, la Purge annuelle était filmée d’un point de vue intérieur avec la famille Sandin, offrant un côté claustrophobique où, en dépit du système de sécurité d’une riche famille américaine (incarnant la réussite et le rêve américain, ironie en rapport avec le titre du film), cette dernière réalise le prix de la vie  et mettant en scène l’un des personnages clés du second et troisième volet, le SDF qui n’est d’autre que Dante Bishop, le second volet exploite beaucoup plus l’idée de la Purge et son impact dans la société. Là où le 1er virait au Home Invasion sans vraiment nous explorer le potentiel du postulat de départ, à savoir le crime légalisé pendant 12 heures une fois par an, le second aborde plus frontalement le sujet en dépeignant  au vitriol une société qui n’a trouvé de réponse à la criminalité et au chômage qu’une nuit de violence où les instincts les plus meurtriers peuvent s’exprimer en toute impunité.
Certes, fiction dystopique mais on peut aussi le voir sous une une matérialisation sans doute extrême et, espérons-le, peu probable de cette montée des populismes, du repli sur soi et de la haine de l’autre, en particulier du pauvre considéré comme assisté ou parasite par une partie des élites et qui se développent ces dernières années. L’élection de Donald Trump ou encore le Brexit en sont quelques uns des symptômes d’une société en perdition, où les points de repères et les valeurs classiques semblent voler en éclat. Dans le film, le droit à tuer est finalement le produit ultime d’une société en déliquescence qui ne trouve plus que dans le consumérisme un sens à la vie et où « avoir des droits » prend le dessus sur son pendant, « avoir des devoirs » puisque ce droit de tuer, qu’il soit dans un but de vengeance et de justice personnelle ou qu’il soit dans la totale gratuité et le sadisme le plus pur. Ce postulat prend encore plus de sens dans l’espace de chasse créé par des gens de pouvoirs qui ont trouvé un autre moyen de distraction pour cette nuit de tuerie. Le rêve américain est devenu le cauchemar américain.

En dépit de nombreuses situations téléphonées ou peu crédibles avec Leo tel un super héros qui n’en porte pas le nom et qui arrive à pratiquement garder en vie quatre autres personnes dont la fille qui est un vrai boulet, cliché récurrent dans les films de survival, le film comporte quelques séquences solidement troussées avec des purgeurs qui commencent à avoir du style (le must restera quand même certains du troisième volet). Il est regrettable d’ailleurs que leurs rôles restent finalement mineurs comparativement aux milices qui ramassent des sdf ou autres pour satisfaire la soif des puissants. C’est sans doute la grande faiblesse de cette saga qui ne parvient pas à complètement transcender son postulat de base.

Si la fin un peu bisounours, à l’image du premier,  avec le changement de Liz qui réclame à son tour de pouvoir purger afin de calmer sa colère à la suite de la mort de son petit ami alors que Leo, finalement, renoncera à assouvir sa vengeance personnelle, il montre aussi les possibles raisons d’être de certains purgeurs. Et là aussi, je trouve dommage que ce potentiel n’est pas véritablement exploité. Il y avait mine d’idées pour expliquer comment les gens se sont accomodés d’un tel principe qui est inscrit dans la constitution alors qu’un tel principe viole les fondements même des valeurs humanistes.

En conclusion, le volet 2 de la Purge est largement supérieure au premier film. Néanmoins, les quelques faiblesses pré-citent minorent la qualité finale d’un film qui reste néanmoins un bon divertissement.

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Chronique film – 300


Réalisation : Zack Snyder
Genre : péplum, fantastique (int -12)
Durée : 115 minutes
Sortie : 2007

Résumé

Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d’un messager perse que le roi Xerxès envisage d’envahir la Grèce et de soumettre sa cité mais refuse de négocier un quelconque arrangement. Contre l’avis des éphores corrompus par l’or perse, il part à la rencontre de l’ennemi avec les 300 meilleurs soldats de sa cité, et est rejoint sur la route par Daxos et ses Arcadiens. Léonidas choisit de combattre l’armée perse dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles, appelées les Portes chaudes dans le film. Il refuse d’enrôler Éphialtès, un Spartiate exilé, car celui-ci, bossu, ne peut lever convenablement son bouclier à cause de son handicap au dos et au cou.

Face à l’armée gigantesque conduite par le roi Xerxès en personne, la résistance est héroïque mais désespérée. Xerxès, frappé par les importantes pertes subies par son armée lors des premiers assauts, tente de gagner Léonidas à sa cause mais essuie un échec. Il envoie alors ses meilleurs guerriers, les Immortels, ceux-ci étant également repoussés par les Spartiates. Mais Éphialtès, meurtri par le refus de Léonidas, révèle à Xerxès l’existence d’un sentier secret qui contourne les Thermopyles. Les Arcadiens battent en retraite en apprenant la nouvelle et Léonidas, conscient que son destin est désormais scellé, envoie Dilios, un de ses guerriers, à Sparte avec ordre de narrer l’histoire du sacrifice de ses camarades.

Pendant ce temps à Sparte, la reine Gorgô, épouse de Léonidas, doit faire face aux machinations de Théron, un politicien à la solde des Perses qui cherche à faire destituer Léonidas de son titre pour avoir contrecarré les éphores. Théron fait chanter Gorgô et abuse d’elle en échange de la promesse de son soutien quand elle plaidera la cause de son époux devant le Conseil de la cité. Mais, le moment venu, il l’accuse au contraire d’adultère et Gorgô le poignarde à mort. La dague perce au passage la bourse de Théron, et l’or perse qui en tombe révèle sa trahison.

Aux Thermopyles, les Perses ont encerclé les Spartiates survivants et Xerxès exige leur soumission. Léonidas feint d’accepter avant de blesser Xerxès à la joue d’un lancer de javelot. Léonidas et ses hommes sont ensuite massacrés. Un an plus tard, Dilios conclut son récit devant une armée de Spartiates, expliquant comment cette résistance valeureuse a touché le moral de l’armée perse et poussé les cités grecques à s’unir, 40 000 Grecs faisant désormais face à 100 000 Perses sur le champ de bataille de Platées.

Mon avis

Film qui a soulevé un certain nombre de polémiques et qui ne laisse pas indifférent, j’ai aujourd’hui envie de vous parler et de défendre un peu le film  300 de Zack Snyder.

L’une des principales critiques (certes, pas la seule mais l’une de celles sur lesquelle je vais essentiellement revenir) concernant le film est le manque de réalisme et les libertés prises sur la réalité historique de la bataille fameuse que livrèrent Léonidas et ses hommes aux Portes chaudes.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le film est d’abord et avant tout une adaptation sur pellicule du roman graphique de Franck Miller qui, disons-le, est vraiment fidèle à l’oeuvre d’origine, avec quelques petits ajouts qui, à mon sens, ne gâchent pas le film, comme le rôle plus important de la Reine Gorgo, épouse de Léonidas.  Or, si on ne connait pas l’oeuvre et le style de Miller (qui est aussi le créateur de Sin City, là aussi réalisé par Snyder) et à fortiori l’objectif de celle-ci, il est vrai qu’il devient peut-être plus difficile d’apprécier le film. Miller n’a jamais prétendu chercher à faire oeuvre d’historien mais bien de proposer une fiction de type fantasy se basant sur un fait historique. Le film de Snyder est bien cela, une pure oeuvre Antique Fantasy, une violence visuelle qui louche sans honte vers la série B, tout respectant à la case près le roman graphique de Miller.

Très personnellement, j’ai adoré ce dépoussiérage du péplum où le réalisateur use et abuse d’effets visuels, de ralentis, la photographie avec ses teintes sépia et les rouges flamboyants des capes ou du sang versé. On retrouvera  d’ailleurs ces techniques et ce type visuel dans la série Spartacus.

En dépit du mauvais goût selon les détracteurs, notamment avec la vision manichéenne avec ces Grecs bodybuldés, idéalisés et les Perses qui sont monstrueux, l’image du bossu difforme d’Ephialtès, visage de la traîtrise et le côté tape-à-l’oeil de Xerxès, parfaitement assumé selon moi, 300 offre une certaine beauté visuelle, une violence esthétisée. Alors, certes, on est loin, très loin de l’image même de la réalité de la guerre mais le but est d’abord de présenter une épopée guerrière et virile mêlée à une ambiance fantastique.

En conclusion, 300, on aime ou on déteste. Moi, j’avoue, j’ai adoré! Mais j’ai encore plus aimé 300, la naissance d’un empire, sorti 8 ans plus tard et sujet de ma prochaine chronique de film!

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Chronique film – L’ultimo Bacio (Juste un baiser)

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Réalisateur Gabriele Muccino
Genres Romance, Comédie, Drame
Année : 2001

Résumé
Le film est principalement axé autour de Carlo et Giulia, la trentaine, vivant une vie de couple apparemment paisible sous tous rapports et proches du mariage. Le film débute par une scène regroupant Carlo, Giulia et leurs parents respectifs, annonçant à ces derniers l’arrivée d’un heureux événement.

Tour à tour seront narrées les histoires de la mère de Giulia, obsédée par l’âge et déçue par le peu d’attention que lui accorde son mari psychologue, et lui avouera par la suite un passé lourd de sens pour le futur du couple. Les amis de Carlo de leur côté ne sont pas en reste, avec Adriano qui ne supporte plus la vie de couple qu’il mène avec son épouse et leur bébé, Alberto qui ne parvient pas à créer un lien stable avec une personne du sexe opposé, et Paolo torturé par son histoire révolue avec Arianna et par son père malade.

Tout changera avec la mort de ce dernier, qui verra la vie de ces personnes changer à jamais, à commencer par Giulia, qui découvrira que Carlo a bien plus à cacher que ce qu’il paraît, et d’une manière générale tous les amis de Carlo pour qui il est temps de changer d’une manière définitive leurs vies avant qu’il ne soit trop tard.

Mon avis

Année 2001, sortait un film qui allait mettre la crise de la trentaine à la mode Le Journal de Bridget Jones, adapté du roman éponyme. La plus célèbres des célibataires avait fait des émules et, dans le même temps,  sortait L’ultimo Bacio (Juste un baiser en VF) redonnant un second souffle au cinéma à l’italienne. Si Bridget  accumulait les déboires tant amoureux que professionnels de manière comique, parodiant la femme célibataire cherchant tout en le craignant l’homme qui fera battre son coeur, L’ultimo Baccio s’inscrivait dans une démarche bien plus douce amère de ces périodes de la vie où l’on se remet en question.

Cette fameuse crise de la trentaine (et de la soixantaine pour Anna) débute avec l’annonce de la grossesse de Giulia où, chacun à sa façon, doit gérer ce boulversement de l’arrivée d’un enfant. D’Anna, la mère de Giulia remet en question son couple qu’elle forme depuis 30ans à Carlo, le compagnon de Giulia qui accepte qu’avec difficulté ses nouvelles responsabilités.

Les amis de Carlo ne sont pas en reste et si le personnage de Marco est en second plan par rapport à la suite du film, ce n’est pas le cas de Paolo qui incite ses amis à changer de vie en leur disant, je cite : « On a plus 20ans! Mais par la grâce de Dieu, on en a pas encore 40! ».  A partir de cet instant, chacun cherche un sens à sa vie dans une société qu’ils jugent morne et moribonde alors plus que jamais, eux se sentent vivants. Cette fuite en avant se caractérisera pour Carlo de sa brève liaison avec la jeune et jolie Francesca, à la recherche d’une jeunesse qu’il sent lui échapper alors qu’il doit faire face à ses nouvelles responsabilités de père et chef de famille. Paolo lui veut s’échapper physiquement de la vie et c’est le décès de son père qui précipite sa décision.

Là où Bridget utilisait l’humour, Juste un baiser est beaucoup plus réaliste et dramatique dans ses moments où la vie nous met face à des choix qui non seulement boulverse le quotidien mais remet ses propres désirs en perspective.